Mesures visant à contrer les effets de la rareté de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction

Mesures visant à contrer les effets de la rareté de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction

Le conseil d’administration de la Commission de la construction du Québec (CCQ) a adopté des propositions de modifications réglementaires afin de contrer les effets de la rareté de la main-d’œuvre sur les chantiers de construction :

La problématique de la rareté de main-d’œuvre dans l’industrie de la construction est documentée. La CCQ a publié une étude à ce sujet, mené des sondages auprès de ses clients et rend disponible une analyse d’impact réglementaire, comme le requiert le gouvernement du Québec.

Les consultations concernant ces projets réglementaires sont terminées. Les commentaires reçus sont présentement en analyse, et le gouvernement annoncera sa décision quant à leur éventuelle mise en vigueur. Visitez le ccq.org régulièrement pour en savoir plus à ce sujet.

Des mesures pour augmenter la disponibilité de la main-d’œuvre

Les mesures visent à faciliter l’accès à l’industrie, à permettre l’intégration durable de la main-d’œuvre et à favoriser le maintien en emploi.

Aucun compromis sur les compétences et la qualification

Les mesures proposées ne changent aucun principe établi dans la loi R-20 quant à la qualification :

  • Il demeure nécessaire de détenir un certificat de compétence valide pour travailler sur un chantier de construction ;
  • La voie privilégiée pour entrer dans l’industrie est celle de la diplomation ;
  • L’apprenti doit compléter l’apprentissage requis avant de se soumettre à l’examen de qualification, qu’il doit réussir pour accéder au statut de compagnon ; 
  • Les apprentis doivent être supervisés par un compagnon.

Une évaluation des mesures pour permettre des ajustements au besoin

Il a été décidé au conseil d’administration de la CCQ que les mesures feront l’objet d’une évaluation au plus tard 24 mois après leur mise en vigueur, sur la base d’une méthodologie qui aura été approuvée au préalable. Ainsi, tous les effets et impacts de ces changements seront minutieusement étudiés et pourront faire l’objet d’ajustements au besoin.


  • Reconnaître l’expérience acquise hors de la construction pour intégrer l’industrie
  • Permettre le travail en chantier pendant les études
  • Favoriser la relève entrepreneuriale
  • Faciliter l’entrée des personnes diplômées dans certaines occupations spécialisées
  • Accélérer l’accès au statut de compagnon pour les personnes diplômées
  • Accélérer l’obtention du statut de compagnon pour tous les apprentis
     
  • Permettre l’embauche d’un plus grand nombre d’apprentis
  • Générer plus de polyvalence en chantier

Cette mesure vise à permettre l’émission d’un certificat de compétence apprenti à toute personne qui soumet un dossier pertinent de reconnaissance de l’expérience professionnelle.

Le dossier doit présenter un nombre d’heures de travail dans des tâches liées au métier, réalisé dans un contexte non assujetti, équivalent à 35 % de la durée de l’apprentissage.

L’objectif est de favoriser l’entrée de personnes expérimentées.

Le métier de grutier est exclu de cette mesure.

Cette mesure vise à enrichir les programmes de formation initiale qui mènent à un métier de la construction par l’expérience pratique, en permettant la délivrance d’un certificat de compétence apprenti aux personnes qui y sont inscrites. 

L’objectif est de permettre d’élargir les programmes de formation professionnelle ou technique grâce à l’alternance travail-études (ATE), ce qui a pour effet de favoriser une meilleure intégration aux chantiers pour les étudiants dans ces programmes. Ceux-ci deviennent également disponibles pour travailler dans les périodes de pointe.

Le métier de grutier est exclu de cette mesure.

Il est proposé de permettre à chaque employeur d’obtenir deux exemptions de certificat de compétence pour enfant d’employeur, au lieu d’une seule. 

L’objectif est d’augmenter le nombre d’enfants d’employeurs qui travaillent sur les chantiers.

Cette mesure vise à permettre la délivrance d’un certificat de compétence occupation pour les personnes diplômées des programmes menant aux occupations suivantes :

  • Arpenteur (préposé aux instruments)
  • Boutefeu-foreur
  • Scaphandrier (plongeur professionnel)

Celles-ci n’ont plus à se soumettre à la pratique de l’accès par le Cours de connaissance générale de l’industrie de la construction et du tirage au sort.

Il s’agit de bonifier la valeur des heures de formation initiale (DEP ou DEC) pour la progression de l’apprentissage. Avant l’adoption de cette mesure, pour chaque heure de cours de la formation initiale, l’apprenti obtenait une heure d’apprentissage. Dorénavant, il obtiendra une heure et demie.
Afin de pouvoir accéder au statut de compagnon plus rapidement, cette mesure permet de passer l’examen de qualification dès qu’un apprenti a atteint 85 % de ses heures d’apprentissage. Cette mesure ne modifie pas les modalités de reprise de l’examen de qualification en cas d’échec.

Pour chaque compagnon à l’emploi, cette mesure veut permettre la supervision en chantier de deux apprentis plutôt qu’un seul, ce qui offre l’occasion aux entreprises d’embaucher plus d’apprentis, et ultérieurement d’augmenter le bassin de compagnons. Pour ce faire, l’un des apprentis doit être à sa dernière période d’apprentissage.

Les métiers comportant une seule période d’apprentissage et le métier de grutier sont exclus de cette mesure.

Cette mesure vise à permettre aux apprentis d’effectuer des tâches résiduaires pour lesquelles ils sont notamment formés dans leur programme d’études professionnelles. On parle ici de tâches relatives au métier de l’apprenti uniquement.

Ainsi, on évite de multiplier le nombre de travailleurs requis pour accomplir les tâches sur le chantier. Cette mesure est particulièrement utile sur les chantiers de petite et moyenne tailles.

Par ailleurs, d’autres ouvriers, les manœuvres et les compagnons, pourront continuer à accomplir les tâches résiduaires. En particulier, les manœuvres ont l’avantage de pouvoir accomplir toutes les tâches résiduaires, et ce, peu importe le métier auquel elles se rattachent.

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