La formation : une priorité pour l’industrie

Depuis 1987, le système de formation a été modernisé. Chaque métier comporte son programme d’études, qui comprend entre 600 et 1 800 heures de formation (soit de 20 à 60 semaines).

Afin d’évaluer les besoins en diplômés de chacun des métiers et occupations de l’industrie de la construction, la Commission de la construction du Québec (CCQ) procède à une vaste consultation auprès de quelque 250 représentants patronaux et syndicaux siégeant aux 27 différents sous-comités professionnels regroupés sous son égide. En 2014, cet exercice a amené l’industrie à estimer qu’elle aurait besoin annuellement de près de 8000 travailleurs diplômés, et ce, de 2015 à 2018. Les capacités de formation sont suffisantes pour satisfaire à la demande, même si des efforts de promotion devront être augmentés dans certains métiers.

Par ailleurs, pour pallier le manque actuel de diplômés et pour maintenir la qualité de la main-d’œuvre, tous les non diplômés admis selon l'état des bassins de main-d'œuvre doivent suivre une formation.

La formation, ça rapporte!

Qu’il soit détenteur ou non d’un diplôme d’études professionnelles (DEP), l’apprenti doit terminer le régime d’apprentissage qui est prévu pour son métier avant de devenir compagnon. Ce régime d’apprentissage est divisé en périodes de 2 000 heures chacune, tandis que le nombre de périodes d’apprentissage prévues pour chacun des métiers varie entre une et cinq, selon la complexité du métier et la diversité des compétences à acquérir. Une fois cet apprentissage terminé, l’apprenti peut passer l’examen de qualification provinciale qui mène à l’obtention du certificat de compétence compagnon pour le métier visé.

Des crédits d'heures d’apprentissage peuvent être versés au dossier de l’apprenti en vue d’accélérer le cumul de ses heures d’apprentissage (une limite maximale d’heures a toutefois été établie pour chacun des métiers). Tant le détenteur d’un diplôme d’études professionnelles (l’apprenti diplômé) que l’apprenti non diplômé peuvent tirer profit de cette mesure. En voici un aperçu :

Détenteur d’un DEP reconnu pour l’exercice du métier : L'apprenti diplômé peut retrancher la totalité des heures consacrées à l’obtention de son DEP du nombre d'heures prévues par le régime d’apprentissage. Par exemple, pour le métier de briqueteur-maçon, la durée de la formation menant au DEP est évaluée à 900 heures. Le métier est composé de trois périodes d’apprentissage totalisant 6 000 heures. De ce fait, l’apprenti ne devra accomplir que 5 100 heures avant de pouvoir passer l’examen de qualification provinciale.

6 000 heures prévues au régime d'apprentissage – 900 heures accomplies pour obtenir le DEP = 5 100 heures

Apprenti non diplômé : la personne qui accède à l’industrie de la construction en raison d’une pénurie de main-d’œuvre ou la femme qui a été admise en raison d’un bassin de main-d’œuvre à 30 % et moins, et qui est non diplômée sera soumise à une obligation de formation de façon annuelle, afin d’assurer le renouvellement de son certificat de compétence apprenti. Cette obligation perdurera tant qu’elle n’aura pas terminé l’ensemble des périodes d’apprentissage de son métier ou qu’elle n’aura pas obtenu le diplôme reconnu de son métier.

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